
Ou l'apprenti sorcier
Pris à son propre JE
Ce fameux soir, le président m'a fait l'effet d'un coureur cycliste, la tête dans le guidon, les yeux rivés sur le bidon. Tout juste pouvait-il voir un poil plus loin que ses baskets de jogger.
Aucun horizon.
Aucune perspective.
Aucune ligne de fuite.
Aucun lendemain qui chante.
Vide.
Un vide qui te refile le vertige ;
Un vertige à te paralyser l'équipage et les passagers,
Pris de nausées.
Un peuple,
c'est comme un verre de cristal.
I l faut rentrer en résonance avec lui pour qu'il chante. Aucun peuple, aucun verre de cristal n'est jamais entré en résonance sous le toucher de formules comptables. Des formules égrainées mécaniquement, par un bigot du tout pognon, se prenant pour le grand sorcier d'un temple prêt à s'écrouler. (Vite, une lotion capilaire pour le petit de monsieur.)
Aucune vision,
Pas la moindre visibilité.
Tu parles d'un chef d'état !
- Pragmatique ! (s'exclament les bouffons, venus faire la claque sur les plateaux télé, après l'allocution du petit père vénéré - pardon - vé-nerf.)
la perspective, la vision...

Donc,
Le pire est à venir.
C'est une vérité de Lapalisse.

Basta !
Dehors bande de rats.
Il est temps de passer aux choses sérieuses.
Question de vie ou de mort.
Un grand rendez-vous attend l'humanité.
C'est pour demain,
Tout à l'heure...
Et ça va secouer.
Ou nous nous dépassons,
Ou bien nous trépassons.
Les problèmes d'intendance suivront.
Le règne des malades mentaux n’est pas une fatalité. Qu’il nous suffise de vouloir vivre libre – tout de suite – de le mettre en application à l’instant - et leur monde n’aura plus de prise sur nous. Il s’écroulera comme une méduse sous le soleil étalée, sur le sable en plein midi. Agissons au grand jour, ils seront éblouis.
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