Pécresse la Mini'stress
ce matin à dit la messe.
Amen.
Chacun pour soi et dieu est mort.
Se doute t-elle de la jonction qui se fera sous peu ? Un ralliement de tous les mécontents de l'enseignement supérieur et de l'éducation en général, auxquels se joindront, étudiants, élèves, lycéens - soutenus en nombre par les jeunes des quartiers venus de tous les coins ?
On va bien se marrer !
Et tout ce qui n'aura pas été fait par manque d'intelligence,
finira bien par être réalisé par soucis d'économie.
De quoi s'agit-il au fond ?
De dire NON à ce gouvernement qui n'a que faire de têtes bien faites, capables de réfléchir par elles-mêmes, parce que les tenants de la financiarisation du monde n'ont besoin que de têtes bien pleines (autrement dit dociles), pour travailler sans broncher comme des bêtes de somme, dans les camps de travail de la pensée à sens unique.
Il s'agit ni plus ni moins que de refuser ce monde carcérale où l'on voudrait nous faire crever à petit feu, comme des esclaves enchaînés entre les murs de :
l'ignorance, la précarité, la peur
et la servilité.
Mais ce gouvernement a les « portugaises » ensablées. Il est bouché, bouché comme les chiottes d'une boîte de nuit au petit matin. Un gouvernement emmené par un géant chaussé de bottes de caoutchouc, se complaisant dans le vaseux de ses petites formules qui en disent long sur le fond.
« J'écoute, mais je n'en tiens pas compte. »
Qu'il faut traduire de la façon suivante :
« J'entends,
mais je n'en ai rien à branler. »

Car le petit père des milliardaires (et après moi l'déluge), est incapable d'écouter quoi que ce soit qui ne se rapporte exclusivement à sa petite personne.
- Suis-je le plus beau, le plus grand, le plus fort, le plus magnifique des étalons ? (demande-t-il chaque matin à son miroir en se rasant, sans remarquer qu'au fil des jours il en devient rasoir.)
Qu'un collégien nous guide en période de fête votive, passe encore. Mais qu'une midinette tienne la barre d'un porte-avion en pleine tempête, cela devient par trop inquiétant. D'autant plus inquiétant qu'ordre est donné à son équipage de percer la coque du bateau et de foutre par-dessus bord les passagers (à commencer par les enfants, les femmes et les vieillards). Alors s'il ne reste plus que la rue pour s'opposer au délire d'un enfant gâté, imbu de lui-même et capricieux, qu'à cela ne tienne. Après tout, c'est ça le génie Français : faire usage de son devoir de rébellion lorsque c'est necéssaire.
L'heure est grave.
Devant le mépris de nos gouvernants incultes, pour tout ce qui touche au savoir, à la connaissance et la culture ; face à leur défiance affichée vis-à-vis de la jeunesse dont ils n'ont cure ; compte tenu de leur politique de la terre brûlée (et tant pis pour les générations futures) ; il n'y a plus qu'à renouer avec l'Histoire de ce Peuple, qui a toujours su redresser la tête, chaque fois que sa dignité était foulée aux pieds.
C'est d'un autre monde dont nous avons besoin aujourd'hui. Un monde bâti sur des valeurs communes qui nous unissent, par-delà les idéologies et les croyances qui n'ont de cesse que de nous diviser pour mieux régner. Et pour régner sur quoi ? Une poubelle ?! Nous n'en voulons pas.
Alors vive Pécresse
et son huile sur le feu
pour se faire mousser.
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